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Prothèses mammaires en polyuréthane

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Prothèses mammaires en polyuréthane 2017-05-26T17:52:07+00:00

Historique :

Le polyuréthane a été utilisé dans la fabrication des prothèses mammaires des 1955 (Pangman), soit sept ans avant les premières prothèses mammaires en silicone (Cronin et Gerow en 1962).

Les premières prothèses de Cronin en silicone comprenaient des patchs de dacron permettant une fixation de l’implant à la paroi thoracique mais elles favorisaient la chute du sein devant la prothèse. C’est pour pallier cet inconvénient que Ashley en 1970 conçut une prothèse mammaire à 3 compartiments (Natural Y) en silicone recouverte de polyuréthane pour assurer sa fixité.

La prothèse d’Ashley eut peu de succès, mais au début des années 80, devant le nombre très important de coques après mise en place de prothèses mammaires en silicone lisses, alors que celles d’Ashley en donnaient peu, de nouvelles prothèses recouvertes de polyuréthane furent fabriquées (Replicon, Meme).

Heister en 1988, publia une série de 1200 prothèses recouvertes de polyuréthane avec un pourcentage très faible de coques. Ce type d’implant pour augmentation mammaire connut un succès croissant de 1983 à 1990, mais la grande crise des prothèses en silicone des années 90 entraina l’arrêt de leur fabrication, sauf au Brésil.

Action du polyuréthane :

La complication à moyen et long terme la plus importante après une augmentation mammaire est la contraction capsulaire autour de l’implant appelée « coque ». Les prothèses mammaires en polyuréthane ont été développées pour minimiser ce risque.

Ce sont des implants mammaires constitués d’un gel en silicone cohésif recouvert d’une enveloppe en mousse de polyuréthane. Cette couche externe de polyuréthane va déclencher au niveau des tissus mammaires la formation de multiples microcapsules plutôt qu’une grande membrane unique contiguë comme avec les implants en silicone. L’absence de fibres de collagène circulaires autour de l’implant va ainsi limiter les risques de contraction de ces fibres.

L’autre avantage du polyuréthane est l’adhésion très rapide de la prothèse par un effet « velcro » ce qui permet une réelle prévention de la rotation ou du déplacement secondaire de l’implant.

Prothèses mammaires Avant/Après

  • Prothèses mammaires anatomiques polyuréthane de 240cc profil standard
Voir

Avantages :

Les avantages reconnus des prothèses mammaires recouvertes de mousse de polyuréthane sont :

  • un taux de contracture capsulaire (coque) très faible (0 à 3 %),
  • une absence de rotation de l’implant dans le cas de l’utilisation d’une forme anatomique,
  • une absence de déplacement secondaire,
  • un effet auto porteur permettant d’éviter la ptôse secondaire (chute du sein) et assurant un résultat stable dans le temps,
  • une intégration à la glande mammaire permettant de privilégier un positionnement rétro glandulaire

Spécificités :

Ces implants présentent quelques spécificités :

  • les seins sont plus fermes la première année,
  • l’utilisation des formes anatomiques ainsi que de volumes modérés est recommandée pour privilégier un résultat naturel et durable,
  • la voie d’abord sous mammaire est privilégiée du fait du caractère peu compressible du polyuréthane (voie d’abord plus large),
  • la mise en place des implants sous la glande mammaire et non derrière le muscle permet favoriser l’effet auto porteur et d’éviter la chute du sein devant la prothèse à long terme.

Modèles d’implants disponibles :

Toutes les formes d’implants mammaires sont disponibles, en particulier :

  • les implants mammaires anatomiques dont le risque théorique habituel de rotation est quasi-nul dans ce cas,
  • les implants mammaires coniques à forte projection centrale pour traiter les ptôses mammaires légères sans lifting des seins et donc avec moins de cicatrices,
  • tous les implants mammaires ronds.

Deux laboratoires fabriquent des prothèses mammaires en polyuréthane :

> Silimed au Brésil
> Polytech Health & Aesthetics en Allemagne.

Les implants de ces 2 laboratoires sont autorisés en France et certifiés CE (marquage européen).

En savoir plus sur les prothèses mammaires